Le premier article, je trouve que c’est un peu comme une première rencontre. On veut se montrer sous son meilleur jour (en tout cas, la plupart du temps !), on voudrait dire pleins de choses, mais on ne sait pas par quoi commencer.

On espère que ses valeurs, ses envies, ses questions seront partagées ou, tout du moins, comprises. Et on a aussi envie que l’autre comprenne qu’on veut le découvrir. Mais, on a peur. Et, je suis là, plantée devant ma feuille comme on peut l’être devant l’entrée du bar, à me demander si cela va bien se passer, si ça va matcher. Si le courant va passer, si je ne vais pas partir dans tous les sens et effrayer ou, encore pire, ennuyer. Du coup, le plus simple c’est de me jeter à l’eau et d’être la plus sincère possible. On verra bien…

Qui suis-je, où vais-je, dans quelle étagère ?

Mahel, c’est un surnom, celui de Marie-Hélène. Mais, c’est dans ce surnom que je me reconnais le plus.

Avant d’être calligraphe, j’ai exercé d’autres métiers, notamment, documentaliste, photographe, assistante casting, chargée de production audiovisuelle. Et, tous les 10 ans, me reprend l’envie d’apprendre et je retourne sur les bancs de la fac. Dut Info-Com, Maîtrise en audiovisuel, Master 2 rédacteur pro. Ce qui nous mène à juillet 2018, rédactrice freelance et calligraphe.

Certaines personnes disent de moi que je suis dispersée, que je ne sais pas ce que je veux. Pas du tout. J’ai toujours su ce que je voulais. J’y suis juste allée par des chemins de traverses, j’ai changé de direction quand cela ne me convenait plus. Je suis une voyageuse, une exploratrice de la vie. Je n’ai jamais pu considérer la vie professionnelle comme étant une seule et unique destination. Il y a tellement de mondes à découvrir. Mais, si vous regardez de plus près, je ne navigue qu’entre deux univers : l’écriture et l’image.

Réparer le monde pour mes enfants

Et puis, je suis devenue maman. A partir de là, j’ai porté un regard moins autocentré sur le monde. Et franchement, j’ai flippé. « Mais, pourquoi tu leur as fait ça ? Pourquoi tu les as fait venir dans un monde aussi pourri et foutu ? » L’angoisse. Sauf qu’il était un peu tard pour pleurer sur leur sort. Finalement, pour me essayer de me rassurer et, surtout, pour agir au lieu de m’apitoyer, j’ai décidé de contribuer à hauteur (qui n’est pas très haute, je vais être honnête) de ce que je pouvais faire  pour rendre le monde un peu plus sain et serein, que ce soit au niveau humain ou environnemental.

 

Outre les gestes de recyclage, d’antigaspi, de modération de consommation, je me suis lancée dans l’upcycling de petits objets. Késako ? Faire du neuf avec de l’usagé, du nouveau avec de l’ancien. Alors, pas souvent avec succès, mais, comme on dit « Fait est mieux que parfait » !

De fil en aiguille, entre l’upcycling, les projets éthiques et/ou écoresponsables, le développement durable, j’ai découvert des créateur.rices inspirant.es et inspiré.es, des idées innovantes, originales, et de nombreuses forces collectives pour réconcilier l’humain et la planète.

L’écohumanisme : la nature et l’humanité complémentaires

Et, j’ai appris que cette conception de notre vie sur terre portait un nom : l’écohumanisme.

Il ne s’agit pas de protéger la planète et son environnement en nous empêchant d’y évoluer. Nous sommes partie intégrante de la terre.

Il ne s’agit plus d’évoluer sans prendre en considération ce même environnement, ce serait dire adieu à notre civilisation d’ici peu (selon un article de Futura sciences, des scientifiques du MIT pensent que cela pourrait se produire d’ici la fin du XXIème siècle). La terre, elle, s’en remettra. Elle l’a déjà fait.

Il s’agit d’en finir avec l’opposition nature/culture, mais de construire une relation de complémentarité entre les deux.

Prendre les choses au sérieux, et les faire avec joyeuseté !

Ouh la, c’est bien sérieux tout ça ! Oui, ça l’est. Mais, je veux aborder ces sujets avec joie, enthousiasme, dynamisme et non sans une certaine autodérision, surtout quand j’aurais fait des tests totalement foireux ! Et surtout, surtout, sans jamais être moralisatrice. On fait ce qu’on peut. Je ne serai jamais parfaite (j’ai essayé, mais je suis définitivement humaine !), je ne suis pas sûre d’agir tous les jours de manière très clean pour l’environnement (En ce moment j’ai un gros problème d’optimisation de mes déplacements maison, école, boulot. La voiture est malheureusement encore trop présente dans ma vie).

Mais, je pense qu’avoir une prise conscience c’est déjà un grand pas. Et que c’est grâce à ça qu’on arrive à se mettre la p’tite motiv ‘ pour agir. Bien plus, je pense, qu’en nous tapant sur les doigts ou en nous culpabilisant. La prise de conscience est plus pérenne que la culpabilité me semble-t-il.

Si vous m’avez lue jusque-là, à priori, ça matche et on va peut-être se reprendre un verre !

Des cocktails d’articles et de podcasts frais et colorés, à base d’éthique et de tendance, de préservation humaine et environnementale, et d’upcycling. Le tout en mode feel good, on en a bien besoin 😉